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De toutes les décisions et de tous les textes entrés en vigueur au lendemain de la Seconde guerre mondiale, la Constitution est sans doute le document le plus important compte tenu de ses implications sur la société nippone de l'après-guerre. Le projet de modification de la Constitution a été lancé, en octobre 1945, par le Commandement suprême des forces alliées (SCAP) qui demanda au gouvernement Shidehara d'établir un nouveau texte, lequel sera finalement rejeté. Les autorités d'occupation choisirent de composer leur propre version, adoptant des modifications radicales par rapport au projet initial qui consistait à amender la Constitution de 1889. Dans ce texte qui sera promulgué en novembre 1946 et entrera en vigueur le 3 mai 1947, plusieurs principes sont établis : celui de la souveraineté populaire qui se traduit notamment par la réduction du rôle de l'empereur à une position de symbole et par la prépondérance de la Chambre des représentants; celui du pacifisme constitutionnel inscrit dans le fameux article 9 en vertu duquel le Japon renonce à la guerre, à l'usage de la force dans le règlement des litiges internationaux et à la détention subséquente de tout potentiel militaire; celui garantissant les libertés publiques. Plus de 50 ans après son entrée en vigueur, la Constitution est régulièrement l'objet de polémiques, celles-ci portant essentiellement sur l'interprétation de l'article 9.
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Claude Leblanc
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