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Interdites d'activités politiques en vertu des lois de 1890 et 1900, les femmes ont longtemps combattu en faveur d'un amendement de ces textes législatifs avant d'obtenir en 1922 le droit de participer ou d'organiser des réunions politiques, sans toutefois avoir le droit d'être inscrites dans une formation politique. Le droit de vote leur était également refusé, y compris lors de l'adoption du suffrage universel, en 1925, réservé à la gent masculine. Malgré les pétitions annuelles déposées par les mouvements féministes tout au long des années 1930, les choses ont peu évolué, d'autant que la plupart des organisations sont passées sous le contrôle de l'Etat ou ont été démantelées par les autorités au début des années 1940. L'arrivée des Américains sur le territoire japonais en 1945 et leur désir de réformer la société nippone vont inciter des femmes comme Ichikawa Fusae, qui avait milité avant la guerre en faveur du droit de vote des femmes, à reprendre leur combat. Le 17 décembre, le gouvernement modifie la loi et autorise désormais les femmes à participer aux scrutins en tant qu'électrices ou candidates. Le 10 avril 1946, à l'occasion des premières élections législatives de l'après-guerre, 39 femmes sont élues pour la première fois à la Diète. Au fil des années, le poids des femmes dans la vie politique va s'accroître.
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Claude Leblanc
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