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La guerre sino-japonaise, à partir de 1937, puis le début du conflit contre les Etats-Unis en 1941, amènent la population à devoir se rationner, et accélèrent le processus de paupérisation dans un pays désormais totalement tourné vers l'effort de guerre. Dès 1939, le gouvernement encourage les Japonais à diversifier leur alimentation basée essentiellement sur le riz. En 1941, le rationnement du riz est mis en place dans les principales villes avant d'être étendu à l'ensemble du territoire. A la même époque, les pouvoirs publics établissent un contrôle sur la distribution des fruits et légumes frais, du sel, du sucre, de la sauce de soja et du miso (pâte de soja) avant de décréter, en février 1942, une loi sur le contrôle des aliments, plaçant l'ensemble de la distribution sous la tutelle d'une agence centrale. Malgré la centralisation de la distribution, la nourriture fait défaut au même titre que les vêtements et les objets de consommation courante que l'industrie ne produit plus au profit de l'armement. A partir d'octobre 1942, les associations de quartier (tonarigumi), ces relais locaux du pouvoir militariste, sont chargées d'assurer la répartition des aliments. Cela n'empêche pas le marché noir de se développer et de servir d'alternative au système officiel de distribution.
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Claude Leblanc
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