|
Alors que l'Europe s'apprête à vivre une nouvelle guerre, plusieurs unités de l'armée du Kwantung affrontent, à partir de mai 1939, des troupes mongoles et soviétiques à Nomonhan, sur la frontière entre la Mandchourie et la Mongolie. Malgré la volonté des autorités nippones de limiter l'incident, les combats prennent de l'ampleur avec l'entrée en action des chars et de l'aviation. Le Japon engage près de 60 000 hommes parmi lesquels 19 000 seront mis hors combat. Faute de pouvoir prendre le dessus, le Japon parvient à faire cesser les hostilités par voie diplomatique le 15 septembre. Toutefois, les pertes sévères enregistrées par les forces japonaises font l'effet d'une douche froide aux responsables militaires nippons qui vont accélérer la modernisation du matériel et la restructuration de nombreuses unités. Progressivement les dépenses militaires vont prendre le pas sur les autres secteurs, passant de 28 % du budget national au début des années 1930 à près de 77 % en 1939. Si l'accent est mis sur la marine après l'échec des négociations sur le désarmement en 1936, très vite les responsables nippons s'emploient à développer d'autres secteurs comme l'aéronavale, laquelle va se doter d'un redoutable appareil, le zéro, dont les premiers essais ont lieu en juillet 1939. Ce chasseur règnera dans les cieux du Pacifique jusqu'en 1942.
--
Claude Leblanc
|