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Le 1er septembre 1923 à 11h58, un séisme d'une magnitude de 7,9 sur l'échelle de Richter détruisait Tokyo et sa région, faisant quelque 166 000 victimes. Paul Claudel, ambassadeur de France au Japon, témoigne de l'ampleur du désastre. "A Tokyo, les 3/4 de la ville sont détruits, 400 000 maisons, 1 500 000 personnes sans abri, 70 000 cadavres relevés jusqu'à ce jour. C'est ici la capitale, la partie essentielle du pays, là où, plus encore qu'à Paris, se sont concentrées toutes les richesses, toutes les forces motrices, toute la joie, toute la science. Le Tokyo historique des bas quartiers, le pays légendaire des Roseaux le long de la Sumida qui vit s'élever les premières huttes de Edô, avant que les Tokugawa n'en fissent leur forteresse, à partir des hauteurs de Kudan où se dresse la porte de bronze dédiée aux morts de la victoire, à partir des murailles cyclopéennes qui entourent le château impérial, jusqu'à la mer, n'est plus qu'un désert de cendres rougeâtres, parsemé de feuilles de zinc. (…) Des tramways, au milieu des rues, il ne reste plus que des tas de ferraille dans un enchevêtrement de poteaux et de fils. Une grande haleine de feu a soufflé", écrit le diplomate au lendemain de la catastrophe.
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Claude Leblanc
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Bibliographie
- Paul Claudel, Connaissance de l'Est, Gallimard, Paris, 1974
- Peter Hartfield, Tokyo séisme, Ed. Autrement, Paris, 1992
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