| . |
|
. |
|
. |
|
. |

(Des mises à jour régulières
et irrégulières, restez branchés)
1922 Suiheisha
|
|
Malgré une loi de 1871 mettant un terme à la discrimination dont ils faisaient l'objet depuis la fin du XVIe siècle, les burakumin, littéralement le "peuple des hameaux", continuent à subir des vexations liées à leur origine. Si l'on peut remonter au VIIe siècle pour trouver les esclaves (dorei) et les non-humains (hinin), ceux qu'on assimile aux burakumin sont issus des castes des êtres souillés (eta) et des non-humains telles qu'elles avaient été déterminées au cours de l'époque féodale. Les hinin étaient principalement composés de comédiens ambulants, tandis que les eta avaient pour membres les tanneurs et les ouvriers des abattoirs, lesquels étaient consignés dans des villages fermés, les fameux "hameaux". La cause de la discrimination n'est pas très claire, mais il semble que la religion en soit l'origine. Dans le shintô, la mort est considérée comme la souillure suprême et celui qui entre en contact avec elle est souillé, et partant l'objet d'un rejet de la part du reste de la société. A l'instar du vaste mouvement revendicatif qui naît au lendemain du premier conflit mondial, les burakumin décident de fonder, en mars 1922, la Société nationale pour l'égalité (zenkoku suiheisha) dans le but de faire reconnaître leurs droits fondamentaux, une tâche qu'elle poursuit encore aujourd'hui.
--
Claude Leblanc
|
|

Bibliographie
- Takahashi Tôjô , Ima buraku mondai towa (La question des Buraku aujourd’hui), Ed. Buraku Mondai Kenkyûjo, 1998
- J-F Sabouret, L’autre Japon : les Burakumin, Ed. La Découverte, Paris, 1983
|
|

Sur Internet
|
| |
|
|
|
| |
|
September 09, 2010
|
. |
|
. |
|
. |
. |