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Succédant à son père en juillet 1912, Yoshihito devient le 123ème empereur du Japon et donne à son règne le nom de Taishô (Grande justice). Quelques mois après son accession au trône, une grave crise politique secoue le pays. Sous la pression de la rue et du mouvement pour la protection du gouvernement constitutionnel (kensei yôgo undô) dont la première réunion a eu lieu le 19 décembre, les tenants traditionnels du pouvoir - militaires ou encore les genrô (conseillers de l’empereur) - vont voir leur influence décliner au profit du Parlement et des partis politiques. Lorsqu'en décembre 1912 une grave crise secoua la scène politique, de nombreuses voix s'élevèrent pour dénoncer la mainmise des militaires sur le pouvoir. Comparant ces années où "le libéralisme et la démocratie sont apparus à tous les niveaux de la société japonaise" à la période suivante plus fascisante, les historiens comme Matsuo Takayoshi ont parlé, après 1945, de la démocratie Taishô (Taishô demokurashî) pour qualifier le rôle plus important tenu par la société civile. Toutefois, l'expérience sera de courte durée, les partis politiques n'ayant pas les reins assez solides pour assumer le pouvoir, en raison notamment des dispositions constitutionnelles qui garantissaient aux anciennes élites une grande influence. Malade, l'empereur Yoshihito vit, de son côté, reclus. En novembre 1921, son fils aîné Hirohito est nommé régent, ce qui annonce la fin d'une période bien particulière.
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Claude Leblanc
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