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La multiplication des scandales politico-financiers mettant en cause plusieurs membres importants du Parti libéral-démocrate (PLD) et l'approfondissement de la crise liée à l'éclatement de la bulle financière sont les deux principaux facteurs qui amènent les électeurs japonais à mettre un terme, le 18 juillet 1993, aux 38 ans de règne sans partage du PLD et à reporter leurs voix sur de nouvelles formations créées au cours des mois précédents par des "dissidents" libéraux-démocrates (Nouveau Parti du Japon, Parti de la Renaissance, Parti des Précurseurs) ou sur le Parti socialiste. En perdant la majorité à la Chambre des Représentants, le Parti libéral démocrate laisse ainsi, pour la première fois depuis 1947, la place à un gouvernement de coalition dont il sera exclu jusqu'en 1996. L'arrivée de nouveaux hommes à la tête du pays sonne le glas des années de domination du PLD et annonce un vent de réformes important, notamment sur le plan politique. Néanmoins, le manque de cohésion au sein de la coalition formée autour de sept partis et les résistances au sein de l'administration - véritable centre décisionnel du pays - empêchent la réalisation des principales promesses, contribuant à un rejet progressif de la classe politique par les Japonais. L'échec de l'alternance politique est confirmé par le retour du PLD aux affaires en janvier 1996. Toutefois après ces trois années de coalition, le paysage politique japonais a été totalement bouleversé.
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Claude Leblanc
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