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Depuis des années, les Japonais ont pris l'habitude de voir leurs dirigeants impliqués dans des affaires troubles. Dans les années 1970, Tanaka Kakuei avait été mis en cause pour avoir reçu des pots-de-vin de la firme américaine Lockheed sans que la légitimité du Parti libéral-démocrate (PLD) ne soit vraiment contestée par les électeurs. Toutefois, le scandale Recruit qui éclabousse en 1988 une grande partie des responsables du Parti libéral-démocrate, puis celui baptisé Tôkyô Sagawa Kyûbin, du nom de la deuxième société de transport du Japon, dans lequel, une fois encore, le PLD est mouillé, vont conduire à la chute du principal parti de l'Archipel en 1993, les Japonais rejetant désormais les magouilles politiciennes et les rapports souvent troubles entre l'intérêt public et les intérêts privés. Autre sujet qui fait scandale en cette année 1991, la publication dans la presse d'encarts publicitaires pour Santa Fe, un ouvrage du photographe Shinoyama Kishin présentant la jeune actrice Miyazawa Rie dans le plus simple appareil. Malgré les protestations, plus de 300 000 exemplaires seront pré-vendus grâce à cette campagne, mais surtout cette dernière va inciter la presse hebdomadaire à publier des photos de femmes nues alors que la loi l'interdit, une prise de risques payante puisque ces magazines vont voir leur diffusion augmenter de plus de 30 %.
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Claude Leblanc
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Bibliographie
- Gerald L. Curtis, The Logic of Japanese Politics, Leaders, Institutions and the Limits of Change, Columbia University Press, 1999
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