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Comme dans la plupart des pays développés, l'annonce par les producteurs arabes de pétrole, en octobre 1973, d'augmenter le prix du pétrole brut a eu de graves conséquences sur l'économie japonaise qui a dû faire face non seulement à une flambée des prix, mais aussi à une montée du chômage. Les consommateurs japonais se lancent alors dans une "grève du portefeuille", entraînant l'économie dans une phase de croissance négative (- 0,5 % en 1974) pour la première fois depuis la fin de la guerre. Avec une inflation de 20,9 % la même année, le Japon traverse une de ses plus mauvaises phases économiques d’où il va avoir beaucoup de mal à sortir, le gouvernement s'évertuant sans succès à limiter la hausse des prix et à relancer l'économie. Les entreprises nippones entreprennent un vaste mouvement de restructuration et d'économie pour s'adapter à la nouvelle donne économique. Le premier choc pétrolier puis le second qui intervient après le début de la révolution en Iran permettent néanmoins au Japon d'affirmer ses points forts et aussi de faire preuve d'une véritable souplesse industrielle. Ainsi la crise donne l'occasion à l'industrie automobile de sortir ses griffes en particulier aux Etats-Unis où les "petites" japonaises font des ravages. En 1980, le Japon exporte 2,5 millions de véhicules outre-Pacifique contre 440 000 en 1970. C'est aussi l'occasion pour les industriels et l'Etat d'explorer de nouveaux horizons technologiques (biotechnologie, électronique, etc.).
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Claude Leblanc
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