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La démission du Premier ministre Satô Eisaku, en juin 1972, après 7 annnées et 8 mois au pouvoir - un record dans l'Archipel - coïncide avec la publication d'un ouvrage essentiel dans l'histoire politique de l'après-guerre Nihon Rettô Kaizôron (Plan pour remodeler l'Archipel du Japon). Son auteur, Tanaka Kakuei, personnage influent du Parti libéral démocrate, est un autodidacte qui a su se faire apprécier pour son rôle dans le rapprochement avec la Chine populaire. C'est naturellement lui qui prend la succession de Satô. Celui que certains désignent comme "un bulldozer doté d'un ordinateur" ou plus simplement "kakusan" est un homme dont la cote de popularité est très élevée à son arrivée à la tête du pays. Son projet vise à utiliser les fruits de la croissance afin d'améliorer les conditions de vie des Japonais. La mise en place de grands travaux d'infrastructure (extension du réseau de trains à grande vitesse, du réseau autoroutier) doit permettre aux régions jusque là oubliées de profiter de la réussite économique du pays. Mais des facteurs extérieurs vont empêcher l'application du projet et ternir l'image de son auteur à l'instar de son implication dans le scandale Lockheed. Et lorsqu'il quitte le pouvoir en décembre 1974, celui qui détenait le record de popularité est désormais le plus impopulaire des Premiers ministres (12 %).
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Claude Leblanc
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